La phrase de la semaine

J’ADORE LA GRAMMAIRE. J’rigole pas ! Ça m’a toujours fascinée de connaître la manière dont les mots interagissent entre eux, les mots qui se transforment… Hélas, je suis sûre que vous ne me croirez pas si je vous dis que ce n’est pas une passion facile à transmettre… (=

Quand, d’un air passionné, en classe, je dis « L’indicatif est un mode merveilleux et plein de surprises ! » ou encore «  Vous allez adorer le passé composé avec tous ces accords magiques ! <3<3 », hé bien… Ça ne prend pas…

Afin d’instaurer un copinage quotidien chaque jour avec la grammaire et quelques-unes de ses notions, j’ai suivi les conseils de Françoise Picot notamment, et j’ai décidé d’instaurer un petit rituel de grammaire, qui dure entre 5 et 10 minutes, et que l’on suit, chaque jour : la phrase de la semaine.

Ce n’est pas nouveau me direz-vous ! Pourquoi s’enquiquiner à créer un nouveau support de phrase de la semaine, alors que beaucoup d’autres existent déjà ? Pour commencer, j’aime bien créer mes propres supports, ça me permet de mieux me les approprier et de modifier, d’ajouter des choses dont j’aurais besoin, de mon côté.

Pour correspondre aux besoins et aux différents niveaux de mes élèves, j’ai donc organisé mon rituel en 2 niveaux.

Niveau 1
Pour les non- lecteurs et petits lecteurs

Ma phrase est découpée en images, avec les mots correspondants écrits en dessous.
Cela permet déjà de visualiser qu’une phrase, c’est une suite de mot, correspondant chacun à une idée et séparés par des espaces. (On notera qu’avec des élèves dys, la segmentation, ce n’est pas une mince affaire.)

Je l’utilise donc pour mes élèves non-lecteurs / petits lecteurs, pour qui l’effort de lecture demande déjà beaucoup de concentration ; le rituel étant principalement axé sur l’étude de la langue, et non la lecture. Ils peuvent donc percevoir tout de même le sens de la phrase grâce aux images, et visualiser certaines transformations (notamment la variation en nombre).

Déroulement du rituel

Le 1er jour, on entoure la majuscule et le point sur la phrase modèle. Hé oui, savoir qu’une phrase débute par une majuscule et finit par un point, c’est déjà un bon début sur la route de la construction de la grammaire de de phrase. Ensuite, on compte le nombre de mots qui composent la phrase, et on finit par recopier la phrase en mettant un mot par case, comme dans le modèle. J’insiste sur le fait, que pour comprendre la phrase, les mots doivent être bien séparés.

Le 2e jour, on transforme la phrase au féminin ou au masculin, suivant le genre auquel était la phrase au départ. Cela nous permet de remarquer si le changement de genre intervient à l’écrit comme à l’oral (par exemple : chat devient chatte, donc le changement se fait à l’oral comme à l’écrit, contrairement à bleu qui devient bleue : le changement n’est perceptible qu’à l’écrit).

Le 3e jour, on fait varier le nombre. Comme pour le genre, on observe s’il y a changement à l’oral et à l’écrit, ou non. 

Le 4e jour, on adapte à la notion de grammaire qu’on est en train de travailler ou qui pose des difficultés récurrentes : changer le temps, changer le genre et le nombre en même temps…

/!\ Je mets à point d’honneur à ce que, pour les verbes, les élèves ne me disent pas que la marque du pluriel est -ENT, mais bien -NT.

(Les images ne sont pas de moi, je les ai trouvées et sélectionnées sur Flaticon et j’ai créé les images pour les prépositions de lieux).

Niveau 2
Pour les lecteurs

Déroulement du rituel

Le 1er jour, c’est tout pareil que pour la 1er niveau. Sauf que, à partir de la période 2, je demande aux élèves de repérer les natures des mots en utilisant le code couleur habituel de la classe. Cela nous sert d’appui pour savoir comment les mots vont varier les fois suivantes, et permet donc qu’ils se rendent compte que les mots varient de manières différentes suivant qu’ils sont des noms communs, des verbes, des articles…

Pour les jours suivants, je demande aux élèves d’écrire sur leur ardoise la phrase telle qu’ils vont la faire varier et on voit ensuite ensemble ce qu’il faut corriger, en argumentant.

Le 2e jour et le 3e jour, je demande respectivement la variation en genre, et en nombre.

Le 4e jour, la variation varie : je change le sujet, je leur demande de varier en genre + nombre en même temps… Tout dépend de ce qu’on est en train de travailler parallèlement en EDL. Il peut aussi m’arriver d’individualiser complètement la contrainte suivant les besoins de tel ou tel élève.

/!\ Je mets à point d’honneur à ce que, pour les verbes, les élèves ne me disent pas que la marque du pluriel est -ENT, mais bien -NT.

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Niveau 1 – Phrase de la semaine, P1

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Niveau 2 – Phrase de la semaine, P1

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Niveau 1 – Phrase de la semaine, P2

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Niveau 2 – Phrase de la semaine, P2

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Niveau 1 – Phrase de la semaine, P3

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Niveau 2 – Phrase de la semaine, P3

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Niveau 1 – Phrase de la semaine, P4

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Niveau 2 – Phrase de la semaine, P4

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Niveau 1 – Phrase de la semaine, P5

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Niveau 2 – Phrase de la semaine, P5

4 réponses

  1. Très sympa cette manière de ritualiser la grammaire. Merci pour le partage.
    Je suis comme toi cette année, Cappei + dispositif ULIS TSLA. c’est ma seconde année dans ce dispositif que j’ai ouvert l’an dernier.
    Ton travail va me faire gagner du temps!
    Nous avons la chance d’avoir enfin accès à une formation riche et dense, profitons-en! Bonne continuation ….

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